Ce 25 juillet 2026, la Tunisie a fait parler d'elle au niveau diplomatique. Les tensions entre Tunis et Paris ont atteint un pic après la diffusion d'un entretien télévisé sur une chaîne publique française. La ministère des Affaires Étrangères tunisienne a convoqué l'ambassadrice de France, exprimant une protestation véhémente face à cette diffusion. La chaîne en question, France 24, a accordé une interview à Monsif Marzouki, ancien président tunisien, qui a critiqué la situation politique et sécuritaire en Tunisie. Cette intervention a déclenché une réplique immédiate de la part de la diplomatie tunisienne, qui a qualifié la séquence d'atteinte à la souveraineté et à la sécurité nationale tunisienne .
Un entretien controversé à l'origine de la crise diplomatique
Ce qui a provoqué une telle réaction de la part de la Tunisie n'est autre qu'un entretien télévisé diffusé par France 24, une chaîne publique française. L'invité de cette émission était Monsif Marzouki, ancien président tunisien, qui a exprimé des opinions critiques sur la situation actuelle de son pays. Il a notamment dénoncé les conditions de sécurité et les problèmes politiques en Tunisie, ce qui a été perçu comme une ingérence étrangère dans les affaires internes du pays .
« Il était impensable de laisser passer une telle attaque contre notre souveraineté sans réagir. L'ambassadeur de France a été convoqué immédiatement pour faire part de notre mécontentement », a déclaré un haut responsable du ministère des Affaires Étrangères tunisien dans un communiqué. Le ministère a également souligné que cet entretien télévisé a été perçu comme une tentative de nuire à la sécurité nationale et à la stabilité de la Tunisie .
Réaction immédiate et ferme de la Tunisie
La réponse tunisienne a été rapide et décisive. Le 24 juillet 2026, le secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires Étrangères et des Tunisiens à l'étranger, Kais Saied, a annoncé que l'ambassadrice de France en Tunisie, Anne Gaigné, a été convoquée. Elle a été informée de la protestation ferme de la Tunisie face à cette diffusion télévisée. Le ministère a insisté sur le fait que cet entretien représente une atteinte grave à la souveraineté tunisienne et à la sécurité nationale. La Tunisie a exprimé sa déception et sa condamnation face à ce qui a été décrit comme une ingérence dans ses affaires internes .
« Nous avons exprimé notre indignation de la manière la plus forte possible. Cet entretien était une violation de notre souveraineté et une attaque contre notre sécurité nationale », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires Étrangères tunisien. « Nous attendons des excuses formelles de la part des autorités françaises et une garantie que de tels incidents ne se reproduiront pas », a-t-il ajouté .
Répercussions et perspectives
Cette crise diplomatique entre la Tunisie et la France intervient à un moment où les relations entre les deux pays sont déjà tendues. La Tunisie accuse la France d'ingérence dans ses affaires internes, tandis que la France soutient que ses médias ont le droit de couvrir des événements d'intérêt public, même s'ils impliquent des figures controversées.
« La liberté d'expression est un pilier fondamental de notre démocratie, et nous ne pouvons pas laisser nos médias être censurés », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires Étrangères français.
.Les deux pays devront maintenant trouver un moyen de surmonter cette crise. La Tunisie attend des excuses officielles et des garanties que de tels incidents ne se reproduiront pas. De son côté, la France insiste sur la liberté d'expression et le droit des médias à couvrir des événements d'intérêt public. Cette situation pourrait avoir des répercussions durables sur les relations diplomatiques entre les deux pays, à moins qu'une solution satisfaisante ne soit trouvée rapidement. La suite des événements reste à surveiller de près.