Université du Transport appelle à assumer la responsabilité de la Compagnie des Transports Tunis

Université du Transport appelle à assumer la responsabilité de la Compagnie des Transports Tunis

Le 9 juillet 2026, à 17h52, les rues de Tunis et de toute la Tunisie, habituellement bourdonnantes d'activité, étaient anormalement calmes. Les arrêts de bus normalement bondés étaient déserts, et les métros, l'artère vitale de la ville, semblaient s'être arrêtés. C'était le jour de la grève générale dans le secteur du transport terrestre, appelée par l''Université du Transport'' de l'Union Générale Tunisienne du Travail, qui a paralysé le pays. Une grève qui a mis en lumière les défis profonds auxquels le secteur du transport public tunisien est confronté, et qui a forcé le gouvernement à se pencher sur la situation.

Une grève qui paralyse le pays

Les habitants de Tunis, habitués à la fluidité de leur réseau de transport public, ont été pris de court par cette grève. « Je suis coincé. Je n'ai pas de voiture et le bus ne passe pas. Comment vais-je aller travailler ? » s'interrogeait un passant, impatient, en attendant un bus qui ne viendrait pas. Les conséquences de la grève ont été immédiates et visibles : les embouteillages ont augmenté, les coups de klaxon ont résonné dans les rues et l'exaspération des usagers était palpable. Le gouvernement a été forcé de prendre cette situation au sérieux.

L'appel de l'Université du Transport: Vers un programme national urgent

L'Université du Transport a utilisé cette grève pour mettre en avant une série de revendications et appeler à un programme national urgent pour le sauvetage du transport public. Les syndicats demandent à la Compagnie des Transports Tunis (Transtu) d'assumer ses responsabilités et de mettre en place des réformes urgentes. « Nous ne pouvons plus tolérer des conditions de travail déplorables et des véhicules vétustes. Il est temps que Transtu prenne ses responsabilités et que le gouvernement intervienne pour sauver le secteur » a déclaré un représentant syndical. Les syndicats ont également insisté sur la nécessité de moderniser le parc automobile, de réhabiliter les infrastructures et de former correctement le personnel. « Nous avons besoin d'un vrai plan d'action, pas de promesses vides » a ajouté un autre syndicaliste.

La réponse du gouvernement: Entre détermination et impuissance

Le gouvernement, quant à lui, a réagi avec une certaine précipitation. Une réunion du Cabinet, présidée par la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzri, s'est tenue le même jour, focalisée sur le suivi du développement du système de transport public. « Nous devons trouver des solutions durables et rapides pour répondre aux besoins de notre population » a déclaré Zenzri, ajoutant que le gouvernement est déterminé à améliorer les conditions de travail des employés du secteur et à moderniser les infrastructures. Un appel à un prêt auprès des banques publiques et privées a été lancé pour financer l'achat de 100 bus d'occasion, une initiative qui pourrait soulager temporairement la pression sur le réseau existant. Cependant, les syndicats restent sceptiques. « Des bus d'occasion ? Ce n'est pas une solution. Nous avons besoin d'un programme national d'investissement dans le transport public, pas de solutions temporaires » a déclaré un syndicaliste.

« Nous avons besoin d'un vrai plan d'action, pas de promesses vides. » - Représentant syndical

Il reste à voir comment le gouvernement répondra à ces demandes et si la grève aura finalement un impact significatif sur la qualité du transport public en Tunisie. Une chose est claire : le transport public tunisien est à un carrefour et nécessite des réformes urgentes pour éviter une crise majeure. La grève a mis en lumière les faiblesses du secteur, et il est temps que les responsables prennent leurs responsabilités.

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