À la fin d’une journée de discussions intenses, le 14 juillet 2026, le Parlement tunisien adopte deux projets de loi essentiels pour la compagnie tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG). Ces lois permettent à l’entreprise de contracter des emprunts internationaux, garantis par l’État tunisien, afin de financer ses infrastructures et améliorer ses services.
La Sécurisation des Emprunts : Un Soutien Crucial pour la STEG
Les deux projets de loi adoptés par les députés tunisiens visent à sécuriser des emprunts stratégiques pour la STEG. Le premier projet concerne un emprunt de 384,8 millions d'euros, approuvé le 3 novembre 2025, grâce à une garantie entre la Tunisie et la Banque mondiale. Ce financement est crucial pour moderniser les infrastructures énergétiques du pays et renforcer la stabilité du réseau électrique.
Le deuxième projet de loi, quant à lui, concerne un autre emprunt d’une valeur de 430 millions de dollars, destiné à financer divers projets de développement énergétique. Ce montant, bien que significatif, est une goutte d'eau dans l'océan des besoins énergétiques tunisiens. Selon un député, « Ces emprunts sont essentiels pour éviter des coupures d'électricité et améliorer la qualité de service pour les citoyens, mais ils ne résoudront pas tous nos problèmes énergétiques. »
La plupart des députés ont voté en faveur de ces projets, mais quelques-uns ont exprimé des réserves. « Ces emprunts augmentent la dette publique, mais ils sont indispensables pour moderniser notre infrastructure énergétique », a déclaré un député.
Réactions et Perspectives : Un Avenir Électrique en Question
Les réactions des experts et des citoyens sont mitigées. Certains voient ces emprunts comme une nécessité pour moderniser le secteur énergétique, tandis que d'autres s'inquiètent des conséquences financières à long terme. « Ces emprunts sont une bouffée d'oxygène pour la STEG, mais ils ne résolvent pas les problèmes structurels du secteur énergétique tunisien », a déclaré un économiste local.
La ministre de l'Énergie, Fatma Ben Slimane, a souligné l'importance de ces emprunts pour le développement durable. « Ces financements permettront de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et de promouvoir les énergies renouvelables », a-t-elle déclaré. Le gouvernement tunisien semble ainsi se préparer à un avenir énergétique plus durable, malgré les défis financiers et techniques.
Les citoyens, quant à eux, restent prudents. « Nous espérons que ces emprunts serviront vraiment à améliorer notre quotidien et non à enrichir certains », a déclaré un citoyen de Tunis. Cette méfiance reflète les défis de la transparence et de la bonne gouvernance en Tunisie, où les citoyens attendent des preuves tangibles des bénéfices de tels investissements.
Un Défi Politique et Économique
Les deux projets de loi adoptés par les députés tunisiens soulèvent des questions sur la gestion de la dette publique et la transparence des dépenses. « Ces emprunts sont essentiels, mais il est crucial de s'assurer qu'ils sont utilisés de manière efficace et transparente », a déclaré un analyste financier.
Le chemin vers une modernisation énergétique durable est semé d’embûches. Les questions de transparence, de gouvernance et de gestion efficace des fonds sont au cœur des préoccupations. « Si nous ne parvenons pas à gérer ces emprunts de manière responsable, nous risquons de nous enfoncer davantage dans la dette sans résoudre nos problèmes énergétiques », a averti un député.
Le gouvernement tunisien semble déterminé à relever ce défi. « Nous devons nous assurer que ces financements servent à moderniser notre infrastructure énergétique et à améliorer la qualité de vie de nos citoyens », a déclaré le ministre des Finances.
L'adoption de ces projets de loi représente un pas important vers la modernisation du secteur énergétique tunisien, mais elle ne constitue que le début d'un long processus. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l'impact réel de ces emprunts et pour s'assurer que les fonds sont utilisés de manière efficace et transparente, en tenant compte des préoccupations des citoyens et des experts.